Quand la nature entre en ville

Retour au vert en Finistère

Partage, solidarité, retour à la terre... le confinement a fait évoluer nos comportements et nos envies. Ce mouvement trouve sa parfaite illustration dans une agriculture partagée, à l'échelle individuelle ou collectif. Partons en vadrouille dans le Finistère, à la découverte de ces projets fondés sur l'envie de se rassembler, de "faire ensemble".

L'exemple des jardins partagés

156 906 m² : c'est la superficie couverte par les jardins partagés en Finistère. On les trouve principalement autour de Brest et de Quimper mais pas seulement ; des communes rurales ont également opté  pour cette formule.

Alors un jardin partagé, qu'est-ce que c'est ? C'est un bout de terrain alloué à des particuliers pour y faire du jardinage. Ce sont généralement des lieux de rencontres, souvent inter-générationelles, de manière informelle ou lors d'animations organisées spécialement. Bref, de vraies "bulles de vie" près de chez soi !

Au nombre de 125 en Finistère, ils sont souvent très prisés. L'association brestoise Vert le Jardin les recense sur son site internet.

 

Et qui dit "jardin", dit souvent aujourd'hui "compost". Naturellement, les composts partagés (ou semi-collectifs) se sont développés. Ils permettent à des habitants d'un quartier de composter leurs déchets au même endroit. La distribution est ensuite organisée entre les particuliers ou dans les jardins partagés. En Finistère, ils sont particulièrement nombreux dans la région brestoise. L'un de ses nombreux bénéfices ? Sensibiliser à la réduction des déchets !

Quand le jardin partagé devient atelier d'insertion...
C'est le cas à Châteaulin avec l'association Don Bosco. Le "Jardin partageur" est ouvert à toute personne bénéficiaire minima sociaux de la région, inscrite dans un parcours d'insertion.

Plus au sud, à Quimper, les maraîchers de la Coudraie sont également dans cette optique. Créés en 2012, ils proposent des légumes bios en paniers chaque semaine, cultivés dans le cadre d'un chantier d'insertion.

Des jardins pédagogiques
Aux côtés de ces jardins partagés, d'autres agissent comme des laboratoires à l'instar des Gens du Jardin à Pont-L'Abbé.

La ferme en ville

Situés dans ou à proximité des villes, ces lieux, ces micro-fermes urbaines s'inscrivent d'abord dans une dynamique collective. Au-delà de la production agricole, ce sont des lieux accessibles à tous qui proposent de nombreux autres activités (ateliers, cafés...).

Prenons l'exemple de la Ferme à Raymonde à Guipavas près de Brest : accessible à tous, l'association Vert le Jardin en a fait la première Maison du jardinage et de la biodiversité. Lancée en 2018, elle a fait partie des 44 projets retenus dans le cadre de l'opération "Mon Projet pour la Planète". Cette ancienne exploitation agricole est devenue chantier d'insertion, lieu de rencontre, d'apprentissage, de jardinage... Une forêt est en train d'y être plantée de façon participative ; vous pouvez parrainer un arbre.

Un autre projet, concernant lui une micro-ferme urbaine et un café-restaurant, est en cours à Quimperlé. À suivre !

L'écopâturage

Permettant d'entretenir les espaces verts, l'éco-pastoralisme joue également pour la préservation de certaines races d'herbivores comme le mouton des Landes de Bretagne ou la vache pie noir. Souvent utilisé dans les villes comme à Quimper ou Douarnenez, il est également utile dans des zones sensibles et plus difficiles d'accès comme la réserve naturelle du Cap Sizun.

L'écopâturage

Permettant d'entretenir les espaces verts, l'éco-pastoralisme joue également pour la préservation de certaines races d'herbivores comme le mouton des Landes de Bretagne ou la vache pie noir. Souvent utilisé dans les villes comme à Quimper ou Douarnenez, il est également utile dans des zones sensibles et plus difficiles d'accès comme la réserve naturelle du Cap Sizun.

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