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Molène et son archipel - carte
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Cécile Gicquel

À Molène, "on se sent particulièrement privilégié"

Chargée de mission patrimoine naturel au Parc Naturel Marin d'Iroise, Cécile Gicquel est amené à travailler sur les îles finistériennes régulièrement. Elle nous parle de son travail au quotidien au sein du Parc, un lieu encore privilégié et particulièrement riche.

Retrouvez ci-dessous son interview en intégralité, et en vidéo ci-dessus.

Quelle est votre formation ?

J’ai fait une formation en biologie générale puis je me suis spécialisée dans la protection du milieu marin ; j’ai fini mes études à Brest.

Qu’est-ce que le Parc Naturel marin d’Iroise (PNMI) ?

Le PNMI est une aire marine protégée. C’est une zone dans laquelle on a identifié des enjeux en terme de conservation des habitats et des espèces et sur laquelle on travaille avec les acteurs locaux qui sont usagers du milieu marin à la protection de l’environnement tout en maintenant des activités durables d’un point de vue économique.

Dans le parc, la pêche professionnelle est une activité encore relativement pratiquée. C'est aussi une zone où il y a des activités touristiques, notamment sur l'archipel de Molène, archipel qui attire les visiteurs pour son côté "sauvage". Enfin, il y a les usages de loisirs : les habitants du Finistère qui pratiquent leurs activités, qu’elles soient sportives ou non, le week-end en mer. Cela peut être la pêche récréative ou tout simplement les activités de plaisance.

Quel est votre travail dans l’archipel de Molène ?

Sur l’archipel de Molène, on travaille essentiellement sur les parties marines mais aussi sur les parties terrestres puisqu’on est gestionnaire de la réserve naturelle nationale d’Iroise. Sur ce territoire, on effectue des suivis. On cherche à améliorer les connaissances sur les espèces et les habitats et également à concilier les activités dans un objectif de développement durable avec la protection de l’environnement.

Plus concrètement, il y a de très forts enjeux sur la nidification des oiseaux. On accueille sur le territoire de la réserve environ 80% des effectifs nicheurs français d’océanite tempête, un tout petit oiseau qui niche dans des terriers. Dans ce cadre là, on effectue du suivi de la nidification.

On fait aussi du bagage dans les colonies. On suit aussi la nidification d’autres espèces, notamment les limicoles (le grand gravelot, les huîtriers pie, etc.) et les cormorans huppés qui nichent en nombre dans l’archipel.

On a la chance d’avoir des habitats marins très riches comme les champs de laminaires puisqu’on accueille le plus grand champ d’algues de laminaires d’Europe. Les laminaires sont ces grandes algues brunes qui constituent un habitat pour plein de poissons et qui abritent plein de ressources pour d’autres animaux, notamment les mammifères marins.

L’archipel de molène accueille la 1ère colonie française de phoques gris. On est un site d’importance notamment en période hivernale pour la mue des phoques gris. On a aussi quelques naissances tous les ans.

On accueille aussi sur le territoire du parc deux groupes de grands dauphins côtiers. Un sur la chaussée de sein et l’autre dans l’archipel de Molène. Ici dans l’archipel de Molène, on estime à 90 individus cette population de grands dauphins. C’est un privilège d’accueillir cette population côtière puisqu’on ne connaît aujourd’hui que 3 groupes en France de grands dauphins résidents.

Que ressentez-vous à travailler sur l’archipel ?

On se sent privilégié et chanceux de travailler là, notamment dans l’archipel de Molène qui est encore un archipel très sauvage. C’est d'ailleurs pour ça qu’on y trouve tous ces enjeux environnementaux et qu’on y trouve tous ces oiseaux qui nichent. [...]

En hiver, on compte les limicoles dans le cadre d’un programme international de comptage qui s’appelle les comptages wetland. Dans ces cas-la, on est répartis sur l’ensemble des îlots de l’archipel en simultané. Et donc dans ces cas-là, on peut se retrouver seule sur son îlot. C’est ce qui m’est arrivée cet hiver : j’étais seule pendant une demie-journée sur Litiri avec personne pour nous observer ou, en tous cas, c’est ce qu’on croit puisqu’au bout d’un moment on se rend compte qu’il y a des phoques dans l’eau qui nous regardent et qui se demandent ce qu’on fait. Là, on se sent particulièrement privilégié de pouvoir vivre des moments comme ça.

Quel est votre coin préféré sur l'archipel de Molène ?

C’est l’îlot de Kervouroc tout au sud de l’archipel. C’est un îlot très sauvage, vraiment à l’état brut, difficile d’accès et sur lequel on est amené de temps en temps à débarquer pour effectuer des suivis oiseaux ou phoques. C’est un coin qui n'est pratiquement jamais fréquenté et qui est très beau.

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