Fabrice Gakière, meneur de para-attelage

« Un vrai lien se tisse avec le cheval. C’est une relation de couple »

Le cheval, Fabrice Gakière est tombé dedans quand il était petit. Le cavalier fait ses classes à Gouesnac’h, du côté du château de Penfrat, puis passe le monitorat et s’en suit une carrière de cavalier de concours. Quand, un lendemain de compétition, lors d’une sortie à cheval en manège, la météo vire à l’orage, son cheval s’emballe et Fabrice chute lourdement. « Je suis depuis tétraplégique à temps plein », ironise-t-il. C’était il y a 21 ans.

Aujourd’hui, le cavalier de 54 ans, installé à Briec, a troqué ses bottes contre un fauteuil roulant. Il n’a pourtant jamais coupé avec le milieu du cheval. Dès qu’il a pu, de retour en Finistère, Fabrice Gakière s’est remis en selle grâce à un matériel spécialement adapté pour des balades du côté des dunes de Keremma, en Nord-Finistère. Cela fonctionne pour des balades tranquilles, au pas, voire au trot. Mais l’absence d’équilibre et de maintien du haut du corps limite la pratique. Ses sensations de cavaliers, Fabrice Gakière les a retrouvées grâce à l’attelage.

Faire la lumière sur cette discipline

Bien plus qu’un moyen de locomotion old-school, l’attelage est un sport équestre reconnu par le Fédération équestre internationale. Un attelage se compose d’une voiture, d’un à quatre chevaux et d’un meneur assisté par ses grooms. Fabrice Gakière, lui, a découvert le para-attelage à Redenné, puis à Hennebont. À l’étranger, beaucoup de pays développent cette discipline à petit mais aussi à haut niveau, mais elle n’est pas encore très répandue en France. Elle bénéficie depuis quelques années de l’expertise de l’IFCE pour concevoir des voitures adaptées. Avec les commissions Equi-handi et Attelage du Comité régional d’équitation, ainsi que l’appuie de la ville d’Hennebont, Fabrice Gakière a à cœur de faire la lumière sur cette discipline et de montrer que la pratique du para-attelage est à la portée de tous ceux qui le souhaitent. « J’invite tous ceux qui le veulent à se lancer, à essayer le para-attelage, à essayer le cheval. En Finistère, nous avons la chance d’avoir plein de bons professionnels pour nous accompagner, nous avons toute une palette de disciplines équestres, sans parler des cadres de balades magnifiques », appuie-t-il.

« J’ai bien conscience que sans l’aide du milieu équestre, sans mon réseau, je n’aurais jamais pu évoluer en compétition de para-attelage. Aujourd’hui, ce que j’aimerais, et je travaille pour, c’est développer le para-attelage loisir en Finistère », explique Fabrice Gakière. « La plus belle récompense, c’est de voir des gens fracassés par la vie, par un accident, qui à cheval deviennent maîtres d’eux-mêmes, qui sont heureux. C’est une excellente thérapie pour l’estime de soi. Dans un attelage, on prend de la hauteur, cela demande également de la maîtrise ». Les chevaux qu’il mène, Fabrice Gakière communique principalement avec eux grâce à la voix. « Il y a un vrai lien qui se tisse avec le cheval. C’est une relation de couple, l’un connaît l’autre et vice-versa. Il y a une part de relationnel très forte », souligne-t-il.

Fabrice Gakiere

Son Finistère

Et quand il n’est pas à cheval, on peut trouver Fabrice Gakière en mer, à la barre d’un voilier ou dans son kayak. Véritable amoureux de la mer, il tisse avec le Finistère une relation « fusionnelle ». « Je me sens aussi bien en haut du Mont Saint-Michel de Brasparts qu’en baie de Douarnenez ». Car s’il ne devait choisir qu’un seul endroit, ce serait elle, la baie de Douarnenez. « Ici, on se sent vivre, on sent les éléments, le vent ».

Le « cheval territorial », son autre cheval de bataille

Le cavalier aimerait revoir des chevaux dans les villes et plaide pour le retour du « cheval territorial ». Le cheval territorial réalise des missions de service public : ramassage des ordures, transport de personnes, entretien des espaces verts ou travaux agricoles incombant à la collectivité. La municipalité de Quimper a tenté l’expérience a plusieurs reprises sans pour autant pérenniser l’expérience. « Quimper, de par son histoire, est une ville qui se prête particulièrement au cheval territorial. Puis, il ne faut pas oublier le facteur social du cheval qui permet une autre relation au travail et de créer du lien, avec les anciens et dans les quartiers notamment. Sans oublier l’impact écologique positif ! C’est ça l’avenir », conclut-il.

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