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Eodyn : une "révolution" dans le domaine maritime

Une start-up finistérienne mesure en temps réel les courants de surface

Incubée à l’IMT Atlantique, eOdyn, jeune start-up d’intelligence artificielle créée en 2015 à Plouzané par Yann Guichoux, commercialise un procédé numérique qui permet de mesurer les courants. Une solution novatrice, économique et pleine d’avenir.

Une analyse algorithmique des données du trafic maritime

Les méthodes de mesures des courants marins de surface demeurent coûteuses et difficiles à mettre en œuvre. La première solution consiste à lancer à la mer des bouées dérivantes munies de GPS et à suivre leur déplacement et la seconde de mesurer les courants marins grâce aux 6 satellites altimétriques actuellement en orbite autour de la Terre. 

La solution proposée par la start-up eOdyn, basée sur une analyse algorithmique des données du trafic maritime constitue en soi une révolution. Le procédé numérique de mesure de courants par analyse de trajectoires de navires permet de mesurer, en temps réel, les courants de surface, en se fiant aux données fournies par les systèmes embarqués des navires. Moins coûteuse que l’utilisation des six satellites en orbite, elle permet, grâce à son logiciel, d’exploiter les capteurs AIS et boîtes noires présents sur les bateaux. Sachant qu’environ 100 000 navires naviguent en simultané autour du globe, cela représente 100 000 points de mesures… contre 6 actuellement fournis par les satellites. Deux entreprises ont déjà relevé le pari, Brittany Ferries et CMA CGM.

« On récupère les données de géolocalisation AIS (Automatic Identification System) des navires et on les mouline avec nos algorithmes. L'étude du mouvement des navires et de leurs trajectoires nous permet de calculer avec précision et en haute résolution les courants de surface. Pour la première fois, on est capable d'imager les courants de surface en temps réel, à un coût très réduit ».

De nouveaux projets

Mais, eOdyn va encore plus loin. Dans le domaine du transport maritime, plutôt que de vendre directement des données à des compagnies, la start-up entend fournir des routes de navigation optimales pour permettre aux navires d’exploiter les courants porteurs et d’économiser ainsi du carburant. Dans ce domaine, EOdyn a signé un partenariat avec CMA-CGM, troisième compagnie mondiale de transport maritime par conteneurs.

Par ailleurs, un système de monitoring est prévu à destination des sociétés de l’offshore pétrolier. Il alertera en temps réel sur la présence de tourbillons capables de perturber les opérations de forage. La société travaille parallèlement sur de nouveaux projets de mesures de la houle et du vent ou d’observation des changements climatiques.

Aujourd’hui, eOdyn  a déjà signé des contrats ou partenariats avec Ifremer, l'ESA (European Space Agency), Airbus Defence and Space ou Microsoft France. Une belle réussite pour cette jeune entreprise finistérienne !

Site web

« C'est une vraie révolution, permise par la technologie numérique : grâce au big data, un gars devant son ordinateur à Plouzané peut fournir des données plus précises que celle obtenues par les satellites de la Nasa ».

Jusqu'à présent, les courants marins étaient observés par des bouées dérivantes, des radars HF, ou l'un des six satellites altimétriques tournant autour du globe, le septième devant être lancé en 2021 pour un budget de 1,2 milliard d'euros. eOdyn a choisi une autre voie, en s'inspirant de la navigation à l'estime qu'elle a dopée grâce aux technologies numériques. 

« C'est une vraie révolution, permise par la technologie numérique : grâce au big data, un gars devant son ordinateur à Plouzané peut fournir des données plus précises que celle obtenues par les satellites de la Nasa ».

Jusqu'à présent, les courants marins étaient observés par des bouées dérivantes, des radars HF, ou l'un des six satellites altimétriques tournant autour du globe, le septième devant être lancé en 2021 pour un budget de 1,2 milliard d'euros. eOdyn a choisi une autre voie, en s'inspirant de la navigation à l'estime qu'elle a dopée grâce aux technologies numériques. 

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